Je vous ai laissé.e.s sur un article un peu fourre-tout et pas très très gai...
J'aurais voulu revenir plus vite mais vous savez ce que c'est : on court partout et pas moyen de se poser comme on voudrait... (oui j'aime bien être seule pour écrire... pas vous ?)

Bref, nous sommes début février et me revoilà enfin...

Comme je vous le disais dans mon précédent billet, le 5 janvier j'étais de retour sur la route pour aller rencontrer un nouveau proviseur.
J'ai rempilé pour un mois dans un collège au centre de la Bretagne, dans le 56 mais à quelques centaines de mètres du 35.

Quand j'y suis allée, on m'a parlé du collège, de l'emploi du temps, des détails pratiques et puis surtout on m'a présenté le remplacement comme étant celui d'une prof qui avait une mauvais grippe et qui devait passer des examens complémentaires. Lorsque j'ai eu ma "remplacée" au téléphone, sa mauvaise grippe s'est subitement changée en décollement de placenta... :/ Franchement, je ne comprends pas... Ils espèrent quoi ? Que le remplaçant va se sentir obligé de continuer quand il sera au pied du mur car le remplacé ne peut pas revenir ?

Concernant le remplacement en lui même, j'avais en face de moi 2 classes de 6ème, 1 classe de 5ème et 2 classes de 3ème. Si la première semaine s'est bien passée à mon sens, l'ambiance de classe des semaines qui ont suivi s'est relativement dégradée, et ceci dans toutes les classes même si c'est toujours plus marqué chez les plus grands...
J'ai pu avoir accès aux cours de celle que j'ai remplacée pour les 6ème et les 5ème et pour les 3ème j'ai pu réutiliser les documents de mon premier remplacement pour tenter de leur enseigner la notion de la voix passive...

IMG_20170126_182223_981

Arrivée à la fin de mon remplacement, le proviseur m'a invitée dans son bureau pour me proposer un autre remplacement jusqu'à la fin de l'année, toujours en anglais, pour des 1ère et Terminales L. 

Cette proposition arrivait en fin de troisième semaine, semaine pendant laquelle j'avais dû me "battre" face aux classes et pendant laquelle j'avais pris la décision de ne plus faire partie du pôle de remplaçants...
Je ne sais pas si c'est parce que j'ai grandi, si ce sont mes lectures "slowlife", "bien-être" et autres ou si c'est le décès de mon cousin mais toujours est-il que j'ai décidé que je n'allais pas continuer à travailler sur un poste qui ne plaît pas, pour lequel je ne suis pas formée et qui me fait avoir la boule au ventre tous les jours...

Grâce à ces remplacements, j'ai pu voir toutes les difficultés du métier et j'espère que ça me permettra d'avoir de bonnes relations avec les profs de mon futur collégien (encore 2 rentrées en primaire avant le grand saut ^^)...
Ce que j'ai beaucoup de mal à gérer, c'est cette espèce d'impression de devoir lutter pour faire entrer de force quelques notions dans la tête de pré ados qui ont juste envie de tester leurs nouvelles libertés de collégiens ou d'ados qui eux ne cherchent qu'à entrer en communication avec le sexe opposé et qui, lorsqu'on leur pose une question, font des têtes de poissons pas frais...
Effectivement on les oblige à faire des choses auxquelles ils ne portent aucun intérêt ou un intérêt limité mais autant certains ont la gentillesse de faire semblant, autant d'autres font tout pour perturber l'heure de cours...
Vous allez me dire qu'ils profitent du côté "remplaçant" et que du coup je ne vois que les mauvais côtés mais je n'en suis pas sûre... même si ça doit faciliter leur relâchement, les discussions en salle des profs me laissent à penser que tous subissent un peu ce genre de comportements... Du coup, autant quelqu'un qui a la vocation peut peut-être réussir à supporter cette pression, cette sensation de nager à contre-courant, autant moi qui n'avait aucune envie d'enseigner, je n'y arrive pas.

 

Et d'avoir corrigé les copies des évaluations que je leur ai fait passer ne m'a pas aidé à me dire que je faisais bien le job... -_-

20170201_230458

 

D'ailleurs, la prof a repris les cours aujourd'hui, je lui ai laissé tout un tas de copies et donc de travail, j'attends son appel à tout moment pour qu'elle se plaigne.. :/

Pour terminer sur une note positive, je dois dire que je préfère les "petites classes" car au moins les élèves ont l'air plus contents d'être là et d'apprendre.. Et ils sont encore capables de témoigner un peu de gratitude ;)

20170206_132754